ALBERT ANDRÉ

Lyon 1869 - Laudun 1954

Attiré très tôt par les arts , Albert André reçoit sa formation artistique initiale à Lyon avant de s'installer à Paris pour suivre en 1889 les cours de l'Académie Juian où il rencontre le groupé récemment consitué des Nabis ; Bonnard, Vuillard, Denis ou encore Vallotton, tous séduits par le "Talisman" de Sérusier, peint à Pont-Aven.

En 1894, au cours du Salon des Indépendants, Albert André se fait remarquer par Pierre-Auguste Renoir qui le présente à son marchand Paul Durand-Ruel. Cette rencontre va véritablement orienter la carrière d'Albert André ; ses oeuvres sont exposées et vendues outre-Atlantique et l'artiste acquiert rapidement une notoriété internationale.

Au cours de sa vie et de sa production artistique, l'artiste montre une prédilection pour les portraits et les scènes d'intérieur, prenant pour modèles des figures du milieu littéraire et artistique de son temps, tel son ami Renoir vieillissant, et ses proches - comme son épouse Maleck ou sa fille adoptive Jacqueline Brétégnier - qu'il aime surprendre dans l'intimité de leurs occupations quotidiennes, notamment la lecture, la couture, et la musique. Mais il peint aussi des nus féminins, qu'ils soient couchés (comme son ami Albert Marquet) ou occupés à leur toilette (comme Bonnard), des natures mortes de fruits et de fleurs, ainsi que des paysages et des vues urbaines.

En 1917, encouragé par Renoir, Albert André devient conservateur du musée de Bagnols-sur-Cèze où il s'emploie à réorganiser et enrichir des collections. Il occupera ce poste jusqu'à sa mort en 1954. Depuis, le musée a été rebaptisé musée Albert André.

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