ÉMILE-ANTOINE BOURDELLE 1861-1929

Biographie

Fils de menuisier-ébéniste, Emile-Antoine Bourdelle manifeste dès son plus jeune âge de vives dispositions pour le dessin. A l'âge de 13 ans, il entre dans la boutique paternelle comme apprenti et suit les cours du soir de l’Ecole de dessin de Montauban où il s’initie à la technique du modelage. En 1876, il est admis à L'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.

En 1884, Bourdelle est reçu à l'École des Beaux-Arts de Paris et entre dans l’atelier d'Alexandre Falguière qu'il quittera deux ans plus tard.

En 1885, il s'installe dans un atelier au 16 impasse du Maine – actuel Musée Bourdelle. La même année, son plâtre "La Première victoire d'Hannibal" est couronné au Salon des artistes français.

En 1893, Rodin l’engage comme praticien et leur collaboration s'avère décisive.

En 1900, Bourdelle exécute la décoration du théâtre du musée Grévin, à la demande du directeur Gabriel Thomas : des masques et un bas-relief pour le dessus de scène – "Les Nuées". La même année, il fonde avec Rodin et le sculpteur Desbois une école à Montparnasse pour l'enseignement libre de la sculpture. Soucieux cependant de trouver sa voie propre, Bourdelle s’affranchit de la manière de Rodin.

En 1905, le fondeur Hébrard lui ouvre sa galerie parisienne, rue Royale : la première exposition personnelle de l'artiste réunit 39 sculptures, 18 peintures, 21 dessins. Bourdelle expose aussi pour la première fois au Salon d'Automne. Il quitte l’atelier de Rodin en 1908.

En 1909, Bourdelle enseigne à l'Académie de la Grande Chaumière et compte parmi ses élèves Alberto Giacometti, Germaine Richier ou encore Maria Vieira da Silva.

Exposé en 1910 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, "Héraklès archer" enthousiasme le public et la critique. Réclamé par les musées, ce chef-d'œuvre est partout reproduit, jusque sur les cahiers d'écolier.

Gabriel Thomas sollicite le maître, cette fois sur le chantier du Théâtre des Champs-Elysées (1910-1913). La décennie 1919-1929 est celle des grandes commandes officielles : "La Vierge à l'offrande" (1919-1923) érigée en Alsace,  "La France" (1925) devant le Grand Palais pour l'Exposition des Arts Décoratifs. Le "Monument à Carlos María de Alvear" est inauguré à Buenos Aires en 1926, le "Monument à Mickiewicz" à Paris, le 28 avril 1929.

Œuvres