ARISTIDE MAILLOL

Banyuls-sur-Mer 1861 - Banyuls-sur-Mer 1944

Né à Banyuls-sur-Mer le 8 décembre 1861, Aristide Maillol fait ses études au collège de Perpignan, où sa première récompense fut un prix de dessin. De 1885 à 1893, il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts à Paris où il a comme premiers maîtres Cabanel et Gérôme.
Ami de Paul Gauguin, il commence à sculpter en 1895. Il réalise également des tapisseries et des peintures de style nabi, puis se consacre exclusivement à la sculpture.
Vers 1889, par l'intermédiaire de son ami Bourdelle, il fait la connaissance de Bonnard, Roussel, Denis et Vuillard tout en fréquentant Picasso dès 1899 avant de nouer une profonde relation avec Matisse à partir de 1905. En 1902, il montre ses oeuvres dans une exposition personnelle organisée par Ambroise Vollard à Paris et expose régulièrement au Salon d'Automne à partir de 1904. En 1913, Aristide Maillol participe à l'Armory Show de New York.
Son style privilégie les corps féminins sensuels et épanouis, les volumes lisses et arrondis. Ses représentations sont reconnues pour leur tranquillité imposante et la gravité des visages. L'art de Maillol subit l'influence des civilisations antiques, notamment la Grèce, l'Egypte et l'Inde.
L'artiste, qui n'abandonna toutefois pas la peinture, crée alors de nombreux chefs d'oeuvre comme La Nuit, Les Deux Penseuses, Pomone, La Pensée latine ou encore Femme debout à la draperie.
Maillol, véritable créateur de formes, opère ainsi une révolution tout aussi importante que celle de Rodin, qui avait vu en lui son successeur. Toutefois, Maillol resta « classique » dans sa modernité puisqu'il ne se laissa jamais tenter par aucun courant avant-gardiste, comme le cubisme. Si ses sculptures n'ont pas la nervosité et le lyrisme de celles de Rodin, elles respirent néanmoins une joie de vivre et une profonde suavité qui les rendent à certains égards immortelles.
Durant les années 1930, Maillol prend pour modèle la jeune Dina Vierny qui s'associe étroitement à son travail avant de devenir la gardienne de sa mémoire et de créer en 1995 un musée portant son nom à Paris.

En savoir plus