GUSTAVE MIKLOS

Budapest 1888 - Oyonnax 1967

D'origine hongroise, Gustave Miklos arrive à Paris en 1909 après des études à l'Ecole des Beaux-Arts de Budapest. Il rejoint son compatriote Joseph Csaky, arrivé quelques mois plus tôt et s'installe à La Ruche. Très vite il prend part aux Salons d'Automne et aux Salons des Indépendants, avant de rejoindre l'armée française en 1914, lorsqu'éclate la Première Guerre Mondiale. Enrôlé dans le bataillon d'Orient, il est envoyé à Salonique, où il découvre l'art byzantin, révélation qui aura une influence majeure sur son évolution artistique. De retour à Paris en 1919, Miklos participe activement à l'avant-garde artistique, explorant et développant parallèlement différentes techniques. Il passe quelque temps dans l'atelier de laque Brugier avant de s'intéresser à l'art de l'émail. Son ami Jean Lambert-Rucki lui présente le célèbre dinandier et laqueur Jean Dunand, dans l'atelier duquel il travaille occasionnellement et où il s'exerce à la technique du métal repoussé. Il se consacre essentiellement à la sculpture dans les années qui suivent, développant un style très pur, dont les formes synthétiques tendent à retrouver la matrice des formes originelles, "préservant une part de mystère qui nous pousse à revenir, à regarder, à penser".
Il porte une attention particulière à la réalisation de ses sculptures, prenant une part active à l'exécution des bronzes, attentif à la qualité de leur patine, qu'il réalise souvent lui-même. Il affectionne particulièrement les surfaces lisses qu'il polit patiemment, favorisant ainsi les jeux de lumière.
Jacques Doucet découvre son travail au Salon des Artistes Indépendants en 1920. Il lui commandera au fil des années suivantes des tapis et une série de pièces émaillées, dont une paire de chenets en bronze doré et émaillé, livrée en 1925 pour l'hôtel particulier de l'avenue du Bois, ainsi que des cristaux sertis de bronze, destinés aux manteaux de cheminée de son studio, aménagé manifestement entre 1926 et 1929. Miklos en dessinera également les espagnolettes et les poignées de portes. Ses relations avec Doucet se poursuivront jusqu'au décès du mécène en 1929.

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