CAMILLE PISSARRO

Ile de Saint-Thomas (Iles Vierges) 1830 - Paris 1903

Camille Pissarro, est né en 1830 à Saint Thomas (Ile Vierges). Il fait ses études à Paris de 1842 à 1847. Après un bref retour aux Antilles et un voyage au Venezuela avec le peintre Fritz Melbye en 1853, il décide de s'adonner complètement au dessin et part étudier la peinture à Paris, où il arrive en 1855 lors de l'Exposition universelle.
Il découvre Courbet, Ingres et surtout Corot, dont il fait la connaissance. Pissarro travaille successivement dans l'atelier d'Antoine Melbye, aux Beaux-Arts et à l'académie Suisse, où il rencontre Monet, puis quelques-uns de ceux que l'on allait bientôt appeler les « impressionnistes ».
Il peint alors surtout des paysages tropicaux, mais également des études de plein air dans les environs de Paris. Ses premiers paysages révèlent l'influence de Corot, dont il se déclare l'élève jusqu'en 1865, mais aussi de Courbet, dont il reprend les compositions fermes et les contrastes vigoureux.
Il s'installe à Pontoise en 1866, puis à Louveciennes en 1869 et s'attache à représenter le paysage environnant avec une prédilection déjà marquée pour les routes : la Diligence à Louveciennes (1870) ou encore Route à Louveciennes, (1872) où l'on voit au premier plan des personnages, rarement présents alors dans son oeuvre.
Pendant la guerre de 1870, il va se réfugier à Londres, où il retrouve Monet et fait la connaissance de Durand-Ruel, qui lui achète 2 toiles.
Il découvre les paysagistes anglais, et Constable l'intéresse particulièrement.
De retour en France, il se fixe alors à Pontoise, travaillant aussi à Osny et à Auvers, et connaît une période féconde, ayant atteint la pleine maîtrise de son art. Il poursuit les mêmes recherches que ses amis impressionnistes et participe à toutes leurs manifestations à partir de 1874.
Vers la fin de 1885 Pissarro commence à peindre des toiles pointillistes, après sa rencontre avec Seurat et Signac dont il adopte les nouvelles méthodes. Ne trouvant pas preneurs et le procédé d'exécution étant très lent, il abandonne le divisionnisme vers 1890.
En 1892 la rétrospective qui lui est consacré chez Durand-Ruel connait un franc succès. À cette époque et jusqu'à la fin de sa vie, il s'adonne à la réalisation de série d'un même motif, le plus souvent urbain. Ses vues de Paris resteront les plus importantes. S'efforçant de varier les points de vues et les heures auxquelles il capte ces paysages, Pissarro applique une gamme de couleur subtile et riche. Il décède le 13 novembre 1903 à Paris. 

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