JOSEPH CSAKY

Szeged 1888 - Paris 1971

Sculpteur de l'avant-garde hongroise, sans cesse en combat pour créer des formes nouvelles, passionné par l'oeuvre de Rodin, il traverse une forte aventure cubiste avant d'arriver à une fluidité figurative. Issu d'une modeste famille hongroise, Joseph Csaky suit l'enseignement de l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Budapest, et quitte son pays pour aller rejoindre Paris, ville de l'avant garde artistique durant l'été 1908. Il s'installe à La Ruche et découvre les créations cubistes de Braque et Picasso, qui commencent à le faire réagir face à son travail « rodinesque ».
Après la Première Guerre Mondiale, son travail gagne en maturité ; il n'applique plus froidement les théories cubistes à la sculpture, mais les interprète de plus en plus personnellement, faisant entrer des cônes, cylindres et sphères diverses dans ses oeuvres. Léonce Rosenberg, propriétaire de la galerie L'Effort Moderne passe alors avec lui un contrat d'exclusivité pour ses oeuvres, les exposant jusqu'à la fin de sa vie et lui assurant une certaine renommée dans le milieu des artistes avant-gardistes.
Il travaille dès 1924 pour le décorateur Marcel Coard, puis pour Jacques Doucet, insérant des sculptures dans les meubles, et retrouvant alors son ami hongrois Gustave Miklos qui participe également à l'aménagement du couturier.
A partir de 1927, son travail change, il délaisse le cubisme et entreprend des recherches plus figuratives, s'inspirant des animaux, des formes féminines, toujours avec des traces de cubisme, marquant une dynamique dans ses sculptures et une sensualité certaine. Une monographie paraît sur lui en 1930 et l'Etat Français lui passe commande de sculptures monumentales pour l'Exposition Internationale des Arts et Techniques de 1937, dont Art et Technique, La Parfumerie et La Couture.
En 1945, son style évolue encore, plus fluide, moins figé et massif, ses sculptures sont plus dansantes et plus sensuelles qu'elles ne l'ont jamais été. La fin de sa vie est marquée par une autre commande de l'Etat Français pour la construction d'une école à Amiens, deux immenses bas-reliefs achevés en 1952.
Puis sa ville natale, Budapest lui consacre une exposition personnelle en 1965 dans son musée des Beaux Arts, qui connaît un fort succès, le sacralisant comme un des meilleurs artistes de l'avant-garde hongroise.

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